Votre expert des
contributions sociales obligatoires en France
Vous êtes une entreprise étrangère et vous envoyez vos travailleurs détachés en France ?
Vous êtes dans l’obligation de vous immatriculer pour pouvoir payer vos cotisations sociales obligatoires.
C’est un sujet doublement sensible qui touche à la santé de vos collaborateurs (en particulier en cas d’accident du travail) et aux contributions obligatoires des entreprises, et les autorités françaises sont particulièrement strictes sur ce sujet.
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Une immatriculation obligatoire à la sécurité sociale française
- Si le pays d’origine de votre détaché n’a pas signé de convention bilatérale de sécurité sociale avec la France, alors vous devez enregistrer votre entreprise auprès des services de l’URSSAF en France (Service des Firmes Etrangères de l’URSSAF d’Alsace) pour obtenir un N° de SIRET et pouvoir payer vos cotisations obligatoires.
- Dans un second temps, cela permettra à votre détaché de pouvoir s’immatriculer auprès de la sécurité sociale française (CPAM) afin de pouvoir se faire rembourser les soins de santé.
Quelques cas concrets de cotisations sociales
obligatoires pour des détachés
Vous êtes un employeur situé à Mumbai en Inde, et vous envoyez 5 détachés indiens en France pour 11 mois dans l’usine de l’un de vos clients
Pour chacun des détachés, outre les formalités en immigration, et la déclaration préalable au détachement avec représentant en France, vous devez impérativement demander un COC auprès des autorités indiennes de sécurité sociale pour toute la durée du détachement. Vous devrez en outre immatriculer votre entreprise auprès du service des Firmes Étrangères de l’URSSAF afin de vous acquitter de vos obligations non couvertes par l’accord bilatéral
Vous êtes un employeur chinois et vous envoyez en France chez l’un de vos clients, un de vos collaborateurs détachés chinois
Comme il n’existe pas de convention bilatérale de sécurité sociale entre la Chine et la France, vous devrez impérativement immatriculer votre entreprise auprès du service des Firmes Etrangères de l’URSSAF, effectuer les formalités, déclarations et paiement obligatoires des cotisations, émettre des fiches de paie aux normes françaises chaque mois passé en France pendant la mission de votre détaché, et celui-ci devra également s’immatriculer auprès de la sécurité sociale française.
Vous détachez un collaborateur Américain en France pour 3 mois
Il existe une convention bilatérale de sécurité sociale entre la France et les USA. Il faudra donc vous rapprocher des autorités de sécurité sociale américaines pour faire une demande de certificat d’assujettissement. Vous n’aurez pas besoin, dans ce cas, d’immatriculer votre entreprise auprès du service des Firmes Étrangères de l’URSSAF en France.
Témoignages clients
Analysons ensemble votre dossier de détachement
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- Etude de la faisabilité du projet et proposition d’une procédure adaptée
- Attribution d’un contact dédié
- Devis personnalisé et lancement du process, avec un accompagnement sur mesure : accompagnement de A à Z ou accompagnement sur une brique du projet seulement
Le détachement est un sujet qui évolue en permanence : restez à jour !
- Les formalités obligatoires à effectuer
- Les administrations en charge des différentes procédures
- Les documents obligatoires
- Les dernières actualités sur le sujet
Posted Workers Alliance
- Nous avons créé en 2021 la première alliance rassemblant les plus grands experts du détachement dans chaque pays d’Europe.
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Vos questions
Si l’employeur étranger est basé dans un État ayant signé un accord bilatéral de sécurité sociale avec la France et qui couvre l’ensemble des volets de la protection sociale, ou si cet employeur est situé dans un État couvert par le système européen de coordination de la sécurité sociale, l’employeur sera dispensé du paiement des cotisations sociales en France et le salarié détaché pourra rester couvert par le régime de son pays d’emploi habituel.
Si l’employeur étranger est basé dans un État n’ayant pas signé un accord bilatéral de sécurité sociale avec la France, ou hors d’un pays de l’UE, alors les cotisations sociales devront être payées en France.
Il s’agit d’une convention dite incomplète : la France a signé une convention bilatérale de sécurité sociale avec l’Inde mais celle-ci, contrairement à la majorité des autres conventions qui existent, ne couvre pas l’intégralité des branches de la sécurité sociale comme : la maladie, la maternité/paternité, les accidents du travail/maladies professionnelles, etc. Elle ne traite que de la retraite. Il faut donc que l’employeur s’il souhaite être parfaitement compliant : fasse, pour son détaché, la demande de certificat d’assujettissement à la sécurité sociale indienne, s’immatricule à l’URSSAF en France pour le paiement des cotisations, et que le détaché s’immatricule à la sécurité sociale française.
En cas de contrôle de l’inspection du travail, vous avez l’obligation de présenter des fiches de paie mises aux normes françaises, en Euros. Cette démarche est très fastidieuse à cause de la complexité du modèle de fiche de paie français. Vous devez notamment y faire figurer les mentions obligatoires suivantes : salaire minimum (avec majorations pour les heures sup.), période et horaires de travail (en distinguant les heures au taux normal et les heures majorées), congés et jours fériés (+ éléments de rémunération s’y rapportant), intitulé de la convention collective, etc. le tout en appliquant la législation française et non celle du pays d’origine !
Pour pouvoir détacher des travailleurs vers la France, l’employeur à l’étranger doit être régulièrement établi dans l’État d’origine, et donc y exercer réellement des activités substantielles.
L’employeur ne doit pas exercer une activité habituelle, stable et continue en France. (Exemple : situation d’une entreprise qui n’aurait qu’une activité dérisoire dans le pays où l’entreprise est déclarée par rapport à celle réalisée en France). La loi prévoit d’ailleurs qu’une fraude à l’établissement, punie de 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende (225 000 euros pour les personnes morales).
Par ailleurs, la lutte contre le travail illégal et le dumping social est susceptible de faire l’objet d’un traitement fiscal en régularisation du paiement d’impôts et de taxes, notamment au regard de l’impôt sur les sociétés et au regard de la TVA. Ce traitement fiscal de la fraude à l’établissement s’ajoute donc au traitement pénal lié à l’infraction de travail dissimulé par dissimulation d’activité et souvent par dissimulation d’emploi salarié.